SCPI : le groupe CORUM confirme sa position sur le marché

Alors que le marché des SCPI (Sociétés Civiles de Placement Immobilier) a traversé une année 2024 marquée par un fort repli de la collecte, le groupe CORUM tire son épingle du jeu avec une part de marché en hausse depuis 2020, atteignant 18,9 % de la collecte nette en 2024. Retour sur une année contrastée et les perspectives à venir.

 

Un marché immobilier en quête de stabilité

 

Après une année frappée par des incertitudes économiques et la remontée des taux d’intérêt en 2022-2023, le marché des SCPI semble amorcer une stabilisation qui devrait se poursuivre en 2025. « Après une période difficile marquée par la hausse des taux d’intérêt, qui a pesé sur les patrimoines immobiliers, le marché s’est rééquilibré en 2024 », analyse Frédéric Bôl, président de l’ASPIM. Il souligne aussi que la fin d’année a été marquée par une diminution des parts en attente de retrait, un indicateur de normalisation du marché.  

Pour rappel, lorsqu’il y a de nombreuses parts en attente, cela signifie généralement qu’il y a des retraits massifs des SCPI et que ces dernières ne sont plus en capacité d’honorer toutes les demandes de retraits des épargnants. Ainsi, lorsque les parts en attente sont moins nombreuses, cela suggère que les épargnants sont moins nombreux à vouloir sortir de leurs positions, ce qui suggère que le marché commence à retrouver une certaine stabilité.

Notons toutefois que les chiffres témoignent d’une dynamique contrastée selon les types de SCPI et leur secteur d’investissement. Si les SCPI diversifiées continuent d’attirer les investisseurs en captant 68 % de la collecte brute, les SCPI à prépondérance bureaux, santé/éducation, logistique et commerce ont connu des performances plus mitigées, avec des parts en attente encore significatives.

 

Un leader en croissance malgré un marché en repli

 

En 2024, le groupe CORUM s’est solidement positionné sur le marché des SCPI en France, captant 18,9 % de la collecte nette, selon les chiffres de l’ASPIM (Association Française des Sociétés de Placement Immobilier) et de l’IEIF (Institut de l'Épargne Immobilière et Foncière). Cette performance confirme ainsi à nouveau la place du groupe CORUM en tant qu’acteur majeur sur ce secteur.  

Toutefois, si l’on observe l’évolution trimestrielle, notons tout de même que la tendance est plus contrastée : après un pic fin 2023, la part de marché du groupe CORUM a suivi une légère baisse avant de se stabiliser autour de 18,5 % en fin d’année.

Dans un environnement où la collecte nette des SCPI et OPCI (Organisme de Placement Collectif en Immobilier) grand public s’est élevée à près de 600 millions d’euros au quatrième trimestre 2024, la résilience du groupe CORUM est un signal fort. En effet, bien que le marché ait subi un fort ralentissement sur l’année (-38 % de collecte brute), des signes de reprise sont apparus fin 2024, notamment avec un rebond de 24 % de la collecte brute sur le dernier trimestre par rapport à la même période en 2023.

 

Une évolution des prix de parts de SCPI à surveiller

 

De manière générale, lorsque les taux d’intérêt augmentent, cela provoque une baisse des prix de l’immobilier, et donc une diminution du prix des parts de SCPI.

L’année 2024 a ainsi été ponctuée par des ajustements de valorisation. Selon l’ASPIM et l’IEIF, le prix de part moyen pondéré de la capitalisation a baissé de 4,50 % sur l’année. Toutefois, ces évolutions n'ont pas été homogènes : seulement 24 % des SCPI ont réduit leur prix de souscription, tandis que 11 % l’ont augmenté et que 65 % l’ont laissé inchangé.  

Certaines stratégies ont mieux résisté que d’autres : les SCPI résidentielles et diversifiées ont affiché une légère hausse de leur prix de part (+0,5 % et +0,1 % respectivement), alors que les SCPI de bureaux et de santé/éducation ont été plus impactées (-7,1 % et -4,7 %).

Dans ce contexte, le prix des parts de SCPI Corum est resté stable, offrant aux épargnants la possibilité de se constituer un patrimoine immobilier à partir de 195 €.  

 

Une distribution toujours attractive

 

A noter : pour calculer le rendement(1) d’une SCPI, il suffit de diviser l’ensemble des dividendes versées sur l’année N par le prix de la part au premier janvier de cette même année. Ainsi, mécaniquement, lorsque le prix de la part est plus bas, les rendements sont plus élevés.  

Conséquence : malgré la volatilité du marché, les SCPI ont su maintenir un niveau de distribution en apparence attractif pour les investisseurs. En 2024, le taux de distribution moyen s’est établi à 4,72 %, en hausse par rapport aux 4,52 % enregistrés en 2023. Comme nous venons de le voir, cette progression globale s’explique notamment par la baisse du prix moyen des parts enregistrée l’année précédente.

Dans le détail, les SCPI diversifiées affichent les meilleures performances avec un taux de distribution de 5,8 %, tandis que les SCPI santé/éducation ferment la marche à 4,0 %.

Au sein du groupe CORUM, comme le prix des parts est resté stable, cela n’a pas été un levier pour gonfler artificiellement les rendements des SCPI.  

 

Quelles perspectives pour 2025 ?

 

L’évolution des taux d’intérêt et l’ajustement des valorisations immobilières seront déterminants pour la dynamique des SCPI en 2025. Frédéric Bôl se veut néanmoins optimiste : « La récente baisse des taux courts crée un environnement plus favorable à une reprise progressive de la collecte, laissant entrevoir un regain d’attractivité du marché ».

Dans ce contexte, le groupe CORUM semble bien positionné pour capter cette reprise, grâce à une offre diversifiée en SCPI et une stabilité avérée depuis plus de 13 ans. Pour autant, rappelons que les performances passées ne présagent pas des performances futures.  

 

La SCPI est un investissement immobilier long terme qui ne présente aucune garantie de performance ni de revenus, un risque de perte en capital, un risque de devises et une liquidité limitée. Le rachat des parts, quant à lui, n’est pas garanti.  

 

(1) Le taux de rendement interne (TRI) mesure la rentabilité de l’investissement sur une période donnée. Il tient compte des dividendes distribués, de l’évolution de la valeur de part sur la période, ainsi que des frais de souscription et de gestion supportés par l’investisseur. Il intègre également le fait que la valeur de l’argent évolue dans le temps : en effet, 1 € aujourd'hui vaut plus que 1 €
dans 1 an, car on peut immédiatement réinvestir cet euro et le faire fructifier. 


Par

FAUSTINE RIOT

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